Pour un agréable séjour, il est indispensable de consulter ce nécessaire de l'information sur le Maroc et de l'information sur Marrakech. Pour que votre visite de Marrakech se déroule dans l’insouciance, voici quelques règles générales et précautions à prendre.

A savoir au Maroc

Vaccination(s):

LES MESURES SUIVANTES LIMITENT LES RISQUES DE MALADIESDIARRHÉIQUES:

  1. Consommer viandes, poissons et crustacés suffisamment cuits.
  2. Eviter les légumes crus et les fruits sans enveloppe ; peler les autres fruits et légumes avant de les consommer.
  3. Boire au moins 2 litres d’eau (de bonne qualité) par jour.
  4. Se laver les mains avant chaque repas et en sortant des toilettes.
  5. Ne pas se baigner n’importe où car l’eau est un excellent véhicule de micro-organismes et ne pas oublier qu’une eau limpide n’est pas obligatoirement une eau propre.

AUTRES MESURES:

  1. Respecter une hygiène corporelle simple qui protégera efficacement contre de nombreux ennuis cutanés.
  2. Se méfier des chiens : risque d’hydatidose ou de rage.
  3. Penser aux préservatifs.
  4. Eviter les injections non urgentes : risque d’hépatites virales ou de sida.
  5. S’adapter progressivement à l’altitude.


Conseil médical aux voyageurs

L’eau

Il convient d’être vigilant vis-à-vis d’une part de l’eau de consommation et, d’autre part, de l’eau de baignade.

L’EAU DE CONSOMMATION

Outre l’eau de boisson, elle comprend les eaux de lavage des aliments crus, les glaces et les glaçons. L’eau de consommation est le véhicule d’un certain nombre de maladies comme la typhoïde, le choléra, l’amibiase et d’autres maladies diarrhéiques. On doit recommander, pour toutes les boissons ou préparations contenant de l’eau, d’utiliser selon les cas et les possibilités :

Attention : seuls 80%des bactéries et virus sont détruits par ces traitements et les parasites y sont résistants. Pour la conservation de l’eau traitée, on peut utiliser des sels d’argent : Micropur*. Tous les fruits (y compris les tomates) qui ne peuvent être cuits doivent être épluchés (avec des mains propres) après trempage dans de l’eau traitée. Salades et fruits nons épluchables doivent être lavés dans une eau traitée. Ne pas consommer de cresson cru, glace, sorbet, crème glacée vendus à la sauvette ; éviter de manger des coquillages crus. A noter : le risque de contracter une infection en se lavant les dents avec l’eau du robinet est minime.

Toutefois, si l’eau est “douteuse”, il est préférable d’utiliser une eau traitée. Conseil médical aux voyageurs Centre de conseil médical aux voyageurs INSTITUT PASTEUR DE LILLE

L’EAU DE BAIGNADE

Les bains peuvent exposer à plusieurs maladies notamment la bilharziose, la leptospirose, les maladies diarrhéiques. Les boues, de même que le sable, peuvent contenir des larves de parasites. On doit éviter soigneusement : • la marche pieds nus ou insuffisamment protégés (sur le sable ou dans la boue), • les bains en eau douce, rivières, marigots, lacs, piscines non contrôlées, • les bains de soleil en s’étendant à même le sable (risque de larves migrantes cutanées). Ne pas oublier, cependant, que l’hydrocution et la noyade constituent les risques majeurs des baignades.

Chaleur soleil

Il faut prendre le temps de s’acclimater. Eviter toute fatigue excessive durant les 48 heures qui suivent l’arrivée et les efforts physiques importants pendant les heures chaudes ; s’inspirer des habitudes locales (exemple : la sieste !).

Chapeau à large bord et lunettes de soleil efficaces sont indispensables.

Les vêtements blancs ou clairs seront légers et amples (laissant libre la circulation de l’air au niveau de la peau). Pour les sujets à “peau sensible”, il faut éviter de porter des vêtements en fibres synthétiques sous les climats chauds : les meilleurs tissus sont le coton et le lin.

Il est indispensable d’utiliser sur les parties découvertes une crème écran à fort pouvoir filtrant. • Boire au moins 2 litres d’eau par jour. Seule une eau du commerce capsulée ou stérilisée est propre à la consommation.

Une sudation intense peut nécessiter jusqu’à 6 litres de boisson par jour. Il n’est pas nécessaire de prévoir un apport supplémentaire de sel si l’alimentation est suffisamment salée.

L’alcool et toutes les boissons alcoolisées doivent être évitées lors de l’exposition au soleil

Prendre une douche plusieurs fois par jour pour éviter les coups de chaleur. Conseil médical aux voyageurs Si vous utilisez conjointement un répulsif (pour éviter les piqûres d’insectes) et une crème écran solaire (pour éviter les coups de soleil) :

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE:

CE QUE VOUS POUVEZ ÉVENTUELLEMENT FAIRE:

CE QUE VOUS NE DEVEZ PAS FAIRE:

RÈGLES GÉNÉRALES

  1. Eviter de se promener à la tombée de la nuit.
  2. Porter des vêtements qui protègent tout le corps, y compris les bras et les jambes.
  3. Enduire d’un répulsif les parties du corps qui ne sont pas couvertes par les vêtements. De nombreux répulsifs sont contre-indiqués chez la femme enceinte. Prendre un avis médical.
  4. Les vêtements peuvent être enduits d’insecticides - insectifuges.
  5. Détruire les moustiques en utilisant des :
    1. bombes insecticides,
    2. insectifuges et insecticides à diffusion lente : spirales anti-moustiques, diffuseurs électriques contenant de l’alléthrine,
    3. ultrasons : ils sont peu efficaces,
    4. foudroyage électrique : justifié pour les séjours prolongés.
  6. Dormir sous une moustiquaire :
    1. moustiquaire simple,
    2. moustiquaire imprégnée d’insecticide.

PROTECTION CONTRE LES AUTRES PIQÛRES D’INSECTES ETACARIENS

Les répulsifs du commerce peuvent être utilisés contre les poux, punaises, puces, aoutâts, tiques, phlébotomes... avec une efficacité variable selon l’animal piqueur en cause.

PROTECTION CONTRE LES ANIMAUX VENIMEUX (ARAIGNÉES, SCORPIONS, SERPENTS, SCOLOPENDRES)

Regarder où l’on marche et où l’on s’assoit, faire du bruit en marchant. Secouer les chaussures et vêtements avant de les mettre : les scorpions et les araignées en apprécient l’abri après la chasse de la nuit. Porter des bottes ou des chaussures montantes, le bas de pantalon étant serré autour du mollet ou de la cheville. La nuit se munir d’une torche. Il est difficile de conseiller au voyageur de se munir de sérums anti-venimeux pour deux raisons essentielles :

PROTECTION CONTRE LA RAGE

Si la rage tend à disparaître des pays de l’ouest de l’Europe, il n’en est pas de même de nombreux pays et, en particulier, de la plupart des pays tropicaux. Ce sont surtout les chiens (et, à un moindre degré, les chats) qui présentent le plus de risques pour les voyageurs. En conséquence, il faut se tenir éloigné des chiens et demander aux parents de redoubler de vigilance vis-à-vis de leurs enfants. Le risque représenté par les chauves-souris vampires est anecdotique, mais il n’en est pas de même pour les singes.

Ne pas hésiter à se faire vacciner contre la rage, en particulier pour les sujets partant pour de longs séjours.

Trousse de soin

Remarques préliminaires à lire attentivement

  1. Les noms des produits chimiques et les noms de médicaments sont donnés à titre indicatif ; il en existe d’autres tout aussi efficaces : demandez conseil à un médecin ou un pharmacien.
  2. Certains des produits et médicaments indiqués font l’objet de contre-indications. En conséquence, demandez l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien avant de les utiliser ou lisez attentivement la notice d’utilisation si vous ne pouvez matériellement joindre un médecin ou un pharmacien.
  3. Les noms marqués d’un astérisque (*), correspondent à des noms de spécialités pharmaceutiques qui peuvent avoir des appellations différentes dans d’autres pays que la France.
  4. Vérifiez que vous disposez de vos traitements habituels en quantité suffisante pour toute la durée de votre séjour (pilule contraceptive, insuline,...), voire un peu plus en cas de retour différé.
  5. Consultez votre dentiste pour partir avec une dentition saine.
  6. N’oubliez pas votre carnet international de vaccinations.
  7. Munissez-vous de votre carte de groupe sanguin.
  8. Souscrivez une assurance rapatriement sanitaire.

PETITSMATÉRIELDESOINSET PANSEMENTS

Préservatifs.

MÉDICAMENTS

POUR LIMITER LES PROBLÈMES LIÉS À LA PRESSION BAROMÉTRIQUE

La pression de l’air en avion correspond à une pression de 1500-2000m d’altitude lorsque l’avion a atteint son altitude de croisière.Cela favorise les ballonnements intestinaux. Cet état désagréable est limité en évitant :

TROUBLES AUDITIFS

Les variations de pression lors de l’atterrissage provoquent des troubles auditifs pouvant être responsables d’une otite barométrique. Pendant la descente il faut déglutir fréquemment afin d’équilibrer les pressions dans l’oreille moyenne et ainsi éviter les rétractions tympaniques. Pendant la descente, il faut déglutir pour éviter l’impression d’oreille bouchée. MAL DE L’AIR Pour les personnes sensibles au mal des transports, le mal de l’air se traduit par des maux de tête, des nausées, des sueurs, et des vertiges. Pour le réduire : choisir une place au centre de l’avion. Eviter les repas copieux et l’ingestion d’alcool. Eventuellement, prendre un traitement préventif (sur prescription médicale et en respectant les contre-indications) par un antihistaminique (Nautamine®ou Dramamine ®, une heure avant le décollage), par un antivertigineux (Sibelium®1 à 2 jours avant le départ et le joul de l’envol).

Conseil médical aux voyageurs DÉCALAGE HORAIRE (RECOMMANDATIONS DE L’ORGANISATION MONDIALE DE LASANTÉ) OMS Le décalage horaire peut provoquer une indigestion, un malaise général, de l’insomnie et réduit les performances physiques et mentales. Les voyageurs qui prennent des médicaments à heure régulière (par exemple: insuline, contraceptifs oraux) doivent en parler avec leur médecin. Les médicaments "endormisseurs" peuvent aider à retrouver une phase normale de sommeil. Leur prise doit s’effectuer après avis médical. Les mesures suivantes peuvent réduire les effets du décalage horaire :

SYNDROME DE LA CLASSE ÉCONOMIQUE

Le syndrome de la classe économique correspond à une thrombose veineuse qui peut conduire à une embolie pulmonaire. Ce type d ‘accident est plus fréquemment observé pendant ou au décours de vols de longue durée, en raison de l’immobilité. Les facteurs de risque connus sont : des antécédents de thrombose veineuse ou d’embolie pulmonaire, un âge supérieur à 40 ans (le risque augmente avec l’âge), la prise d’œstrogènes (contraceptifs oraux, hormonothérapie), la grossesse, une intervention chirurgicale ou un traumatisme récents (en particulier ceux concernant l’abdomen ou les membres inférieurs), un cancer, des anomalies de la coagulation, la consommation de tabac, l’obésité et les varices veineuses.

Les sujets présentant un ou plusieurs de ces facteurs de risque doivent consulter un médecin avant leur départ. A titre préventif, il est recommandé pendant le vol de : pratiquer plusieurs fois quelques exercices (déplacement dans l’avion, flexions-extensions des chevilles), éviter de croiser les jambes, porter des vêtements amples, éviter gaines et ceintures, boire (de l’eau) fréquemment (1litre/4 heures), ne consommer ni tabac, ni somnifère. Les personnes ayant des antécédents veineux peuvent, de plus, porter des bas de contention.

La prescription d’HBPM (héparine de bas poids moléculaire) ou d’un traitement veinotonique peut être justifiée, mais relève d’une consultation médicale.

CONTRE-INDICATIONS (RECOMMANDATIONS DE L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ)

Les voyages en avion sont contre-indiqués dans les cas suivants: